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par Jice & Anne, complété par Jiel
Vous venez d'installer GNU/Linux et vous regardez, non sans émoi, défiler sur l'écran les messages de votre manchot qui s'éveille à la vie. Contrairement à Windows, tous les détails du fonctionnement de Linux vont vous être accessibles. On ne vous cache rien :) mais vous êtes libres de ne pas les lire ;)
La première phase du démarrage va vous permettre de choisir le système d'exploitation que vous souhaitez démarrer.
En effet, vous avez probablement conservé sur votre machine un Windows, quelle que soit sa version. Et vous vous dites : "je vais conserver quelques temps Windows pour effectuer une transition en douceur vers Linux". Certes ! Mais est-il possible de booter tantôt sur Linux, tantôt sur Windows ? Eh bien oui ! Le manchot n'est pas sectaire :).
Les distributions installent généralement un "gestionnaire de boot" qui se nomme LILO ou GRUB. Ces programmes permettent de choisir quel système d'exploitation va démarrer. Vous pourrez les utiliser en mode graphique (plus joli :)) ou en mode texte. Lorsque vous démarerez votre ordinateur, vous verrez l'un de ces 4 écrans :
| GRUB version 0.92 (638K lower / 130048K upper memory) |
| linux windows failsafe floppy |
| Use the ↑ and ↓ keys to select which entry is highlighted. Press enter to boot the selected OS, 'e' to edit the commands before booting, or 'c' for a command line. |
| LILO 22 3.2 ..boot : linux windows failsafe floppy boot: |
Choisissez "linux", et appuyez sur entrée.
Le démarrage se poursuit. En général vous avez un écran graphique avec une barre de progression ; vous pouvez cependant (en appuyant sur Esc par exemple, voir l'ensemble des messages de démarrage. Il s'agit d'une série d'informations sur l'initialisation de votre système et la détection du matériel. On vous l'a dit, on ne vous cache rien :). Si vous souhaitez malgré tout parcourir ces informations, allez lire "Le manchot me parle".
Vient ensuite le démarrage des services configurés sur votre machine (les lignes qui se terminent par [ OK ] quand le service s'est bien lancé).
| Remounting devfs at correct place if necessary Mounted devfs on /dev Freeing unused kernel memory: 136k freed INIT: version 2.83 booting scsi0: Tagged Queuing now active for Target 0 Setting default font (lat0-16): [ OK ] Amorçage en cours. Veuillez patienter ... Bienvenue sous Mandrake Linux 9.0 Pressez 'I' pour activer le mode interactif. Lancement du service DevFs : [ OK ] Démontage du RAMdisk initrd [ OK ] Mise en place des paramètres du noyau : [ OK ] Réglage de l'horloge (utc): mar nov 12 17:28:00 [ OK ] Chargement du clavier par défaut : [ OK ] Affectation du nom de machine Lea : [ OK ] Initialisation du contrôleur USB (usb-uhci) [ OK ] Montage du système de fichiers USB [ OK ] Vérification du système de fichiers racine [ OK ] |
Vous pourrez plus tard configurer les services que vous voulez démarrer ou non. Lire l'article consacré à ce sujet.
La dernière étape du démarrage de Linux consiste en l'ouverture d'une session de travail... Eh oui pour parler au manchot, il faut se présenter :). Suivant ce que vous avez choisi lors de l'installation, trois cas de figure peuvent ensuite se présenter :
| Linux Mandrake 9.0 (Dolphin) on i586 login: |
Tapez alors votre nom d'utilisateur, suivi de votre mot de passe (celui que vous avez défini lors de la phase d'installation).
Si alors vous voulez démarrer l'environnement graphique, tapez 'startx', mais lisez quand même ce paragraphe car il est important d'avoir des notions de ligne de commande.
Si vous ne parvenez pas à obtenir l'interface graphique, allez voir ici.

Cet écran vous donne la possibilité de vous connecter comme en interface texte, en entrant votre login et votre mot de passe. Mais il vous permet également de choisir le type d'interface graphique que vous souhaitez utiliser.

exemple de bureau KDE 4.3.2 dans Mandriva 2010.0.
Cliquer sur l'icône en bas à gauche fera apparaître le "menu K" qui contient des icônes correspondant à des programmes que vous pouvez lancer. Les autres icône visibles ici sont des raccourcis pour (dans l'ordre) :
- cacher les fenêtres et afficher le bureau ;
- voir les périphériques branchés ;
- lancer l'outil KDE de condiguration du bureau ;
- lancer le centre de contrôle de Mandriva ;
- lancer Mozilla Firefox ;
Suivent les bureaux virtuels (ici dix, numérotés de '1' à '10'), la barre des tâches avec les applications ouvertes et différents indicateurs à droite (volume, réseau, heure, notifications etc.).
Pour plus d'informations sur cet environnement, consultez la documentation de Léa sur KDE.

exemple de bureau GNOME 2.28.0 dans Ubuntu 9.10.
Le menu GNOME s'obtient en cliquant sur le logo « Ubuntu » en haut à gauche. Par défaut ce bouton ressemble plutôt à un pied
, c'est le logo de GNOME.
Le menu raccourcis contient, comme son nom l'indique, des raccourcis, dont un vers votre dossier /home/xxx qui contient tous vos fichiers personnels.
Le menu système contient de quoi administrer votre ordinateur, régler vos préférences personnelles et fournit un accès à l'aide en ligne et aux outils de gestion de session.
Sur la barre du haut sont encore situés différents indicateurs à droite (volume, réseau, heure, notifications etc.).
On trouve en bas la barre des tâches avec les applications ouvertes et les bureaux virtuels (ici deux).
Pour plus d'informations sur cet environnement, consultez la documentation de Léa sur GNOME.

exemple de bureau IceWM 1.2 dans Mandrake Linux 9.0, en 2002.
IceWM est un gestionnaire de fenêtres léger, particulièrement adapté aux petites configurations.
Le bureau actif est indiqué en grisé (ici le bureau "user"), et vous pouvez voir le contour de vos fenêtres. Pour passer d'un bureau virtuel à l'autre, il suffit de cliquer sur l'une des 4 cases en fonction du bureau choisi.En interface graphique vous pourrez également retrouver la ligne de commandes tel qu'elle existe en connexion en mode texte. Il suffit de lancer la console (également appelée shell, terminal, ligne de commande, etc.) ; par exemple :
A savoir : vous disposez en fait simultanément de cette connexion en mode graphique et des terminaux texte.
Autre astuce : n'oubliez pas le copier/coller à la souris décrit plus haut...
Pour plus d'informations sur la ligne de commande, consultez la fiche pratique sur le sujet.
Pour démarrer, il suffit d'allumer son ordinateur ;) ou bien de le rebooter (redémarrer).
Pour arrêter Linux (ou le redémarrer), vous avez la possibilité de le faire en mode graphique, en cliquant sur « Quitter » (dans le menu KDE par exemple) et « redémarrer l'ordinateur ». Vous pouvez aussi le faire en mode texte : "reboot" pour redémarrer, ou "shutdown" pour arrêter.
Note : pour passer root lorsqu'on est connecté sous un utilisateur normal, ouvrir un terminal, et taper dedans : "su - root", puis entrée (su = substitue utilisateur). Vous devrez ensuite taper le mot de passe du super-utilisateur root. Si vous ne savez pas ce qu'est "root", voyez ce paragraphe.
Linux est réputé pour sa stabilité, toutefois des manipulations un peu violentes peuvent vous faire perdre la main sur votre interface graphique. Qu'à cela ne tienne ! Avec Linux, il faut perdre l'habitude d'éteindre sa machine violemment, ou d'appuyer sur le bouton "reset". Suivez plutôt les indications de docteur Jice, afin de « déplanter » proprement votre PC.
Autres cas de figure gênant, vous démarrez ou rebootez votre Linux suite à une manipulation quelconque et celui-ci ne veut rien entendre... Impossible de démarrer, pas même le gestionnaire de multiboot... Pas de panique ! Vous disposez de plusieurs solutions.
Il existe de nombreuses façons d'accéder à vos partitions où est installé le système et à vos partitions de données. Le plus simple est d'utiliser un support amovible dit live, typiquement un CD, DVD ou une clef USB.
Voir pour cela la documentation Essayer GNU/Linux sans l'installer.
Une autre méthode est le mode rescue :
Suivez attentivement les étapes suivantes
Il vous reste encore la possibilité de créer une disquette de secours, voir d'utiliser les CD d'une autre distribution en mode rescue afin d'accéder à votre disque dur.
Suite : Découvrir GNU/Linux - 1re questions : encore d'autres trucs pour vous en sortir (disquette, CDROM, utilisateurs...)
Copyright © 01/12/2002, 2009, Jean-Christophe Cardot, Anne Nicolas et Jiel Beaumadier
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